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  • Interview de Jean LEGALL

    Interview de Jean LEGALL

    Autre interview publiée sur la page Facebook de la base de vitesse de la Baie de la Forêt Fouesnant Concarneau, celle de Jean LEGALL.

    La jeunesse est à l’honneur sur COW29 et la base de vitesse avec l’interview d’un p’tit jeune très prometteur : Jean LEGALL dont les pratiques sont le windsurf surtout, et un peu aussi le windfoil.

    Il est actuellement 3ème du challenge V500 sur la base de vitesse, 2ème du classement local combiné, et 11ème au classement national FFV !

    BDV : Quel âge as-tu?

    JLG : 20 ans au compteur et cela fait maintenant 5 ans que je me suis lancé à fond dans le windsurf.

    BDV : Que fais-tu dans la vie, en dehors du windsurf?

    JLG : À la rentrée prochaine je serai en première année de kinésithérapie à Brest.

    BDV : Comment as-tu découvert le windsurf ?

    JLG : C’est mon papa dans un premier temps qui m’a donné envie de pratiquer cette discipline puis ce sont les images Youtube qui ont confirmé mon choix.

    BDV : Qu’est-ce qui a été le déclic et qui a fait de ce sport une véritable passion ?

    JLG : J’avais envie de faire comme les « gars qui vont vite » et les voir aller à pleine allure. je trouvais ça beaucoup trop beau donc comme beaucoup d’entre nous, on veut faire pareil !

    BDV : Quel est ton matos fétiche ?

    JLG : Actuellement c’est ma Fanatic Falcon 90L (aileron 31 cm) avec une Neil Pryde RS Racing Evo 7 (6,4m2) + wish NP 175-215 full carbone (acheté il y a un peu plus de 15 jours à Antoine ALBEAU, mon idole) ! C’est du matériel que j’utilise pour un bon 25 nœuds et c’est là qu’on peut tenter des records de vitesse…

    Jean avec Antoine Albeau, multiple champion du monde de windsurf

    BDV : Quel est ton spot préféré ?

    JLG : Vu que je suis en études sur Brest je vais souvent au Moulin Blanc et c’est vraiment un bon spot ; sinon j’habite à Beg Meil/Fouesnant dans la Baie de la Forêt (spots : Cap Coz, Kerleven, Kerambigorn…), un autre bon spot mais souvent moi venté qu’à Brest.

    BDV : Ton meilleur souvenir en windsurf ?

    JLG : c’est sans aucun doute celui du Défi Wind 2022, une incroyable expérience et que des bons souvenirs !!!

    BDV : Qu’est-ce que tu penses de la Base de Vitesse ?

    JLG : Tout d’abord la base de vitesse sert à recenser nos perfs, ce qui permet dans un premier temps de se comparer avec ses propres résultats et dans un second temps de se comparer aux autres et de faire la compétition ! C’est un excellent moyen de stimuler les pratiquants et ça nous force à donner toujours un peu plus de nous-même.

    Merci au passage à Windsurfjournal.com pour les idées de questions.

    Photo d’Eva Gilly à Saint Pabu
  • Interview de Jean Guichoux

    Interview de Jean Guichoux

    A l’occasion de l’anniversaire de Jean GUICHOUX, l’un de nos infatigables papys windsurfers de la Baie de Concarneau, cette interview a été faite par Eric (président de COW29, identifié par BDV ci-dessous) dans le cadre de la base de vitesse.

    (suite…)
  • Foil Neilpryde RS:Flight F4, retours après les premières sessions

    Foil Neilpryde RS:Flight F4, retours après les premières sessions

    Depuis mon article du 23 février comparant le foil Neilpryde RS:Flight F4 toutancarbone avec mon foil alu Neilpryde RS:One, j’ai eu l’occasion de mouiller le p’tit nouveau.

    Et aussi de revendre l’alu qui est parti sur Nantes.

    Et de découvrir quelques tests que je n’avais pas lu sur le F4, par exemple celui de Windmag (image archive ici si le lien ne fonctionne plus), si j’avais lu un truc comme ça avant d’acheter, j’aurais passé mon chemin : « Le RS : Flight F4 est un produit pour spécialistes avertis visant la performance avant tout. Novices, lâchez l’affaire, ce modèle est exclusivement destiné aux meilleurs des experts« .

    Première session le 27 février, l’eau est encore bien fraîche mais il fait très beau et doux avant un rafraîchissement prévu de la météo, « pas le choix » je vais savoir si ce foil est si difficile que ça.

    Bon ben la conclusion est sans appel… aucune difficulté à signaler ! Mis à l’eau avec 8-10nds de vent qui est monté gentiment vers les 12nds, une bonne session de reprise alors que la dernière session datait du mois d’août, bah ça s’est très bien passé et je n’ai pas éprouvé de difficulté particulière, au-delà de reprendre après une longue interruption, le foil ne m’a pas mis en difficulté. Les mêmes sensations (ou le souvenir que j’en avais) qu’avec mon RS:One Alu, la musique en moins 😉 par contre je ne me rappelle pas si j’étais en 7 ou en 7.8.

    Depuis j’ai ajouté 6 sessions au compteur, dont une en 7 où j’ai changé l’aile avant pour mettre la petite, le vent était monté au-dessus de 15nds, avec des rafales à plus de 20 par la suite, ça l’a fait aussi avec la petite, par contre c’est plus technique, moins stable et plus rapide, va falloir un peu de temps pour l’apprivoiser celle-là.

    Les 3 dernières sessions j’ai navigué avec une Challenger Sails Liquido 6.2m², une voile sans cambers, très agréable et tout à fait adaptée à mon niveau en foil, très facile de pomper, et de doser la puissance avec cette voile, par rapport à mes Aero avec fourreau large et cambers qui gardent de la puissance même choquées. Côté vent ça oscillait entre 8 et 15nds, je vole sans souci avec 12nds, et pour partir avec moins il faut bien pomper mais c’est intéressant. Je me rapproche rapidement de mes vitesses usuelles avec le foil alu, je pense que je vais vite les améliorer 😉

    La rallonge de stab n’est pas encore indispensable à mon goût, je la ferai pour tester mais la stabilité du foil me parait tout à fait satisfaisante.

    Et j’ai une belle marge de progression avec ce foil.

     

    [Edit du 17 juin 2019]

    J’ai maintenant 27 sessions au guidon de ce super foil et plus ça va moins je ressens la nécessité de rallonger le fuselage pour gagner en stabilité, je suis maintenant super à l’aise dessus et je gère mes appuis sans aucun souci et à la limite le côté joueur en longitudinal est un atout pour réagir aux mouvements du plan d’eau.

    Les perfs (mes perfs) ne sont pas ébouriffantes mais le contrôle est de plus en plus intuitif, en gros je tourne à 20nds en Vmax si les conditions sont bonnes, avec parfois des pointes plus haut quand les conditions sont très bonnes (flat + vent régulier).

    Le combo avec les Challenger Sails Liquido 6.2 et 5.4 est juste super agréable, encore une nav en 5.4 hier dans un vent irrégulier entre 12 et 22nds, ça se pompe super bien et j’ai réussi à voler dans des conditions où personne n’aurait misé un kopeck sur un décollage.

    Faut quand même que je change mes bouts de harnais qui sont trop longs, les gréements sont bien légers mais les bras aimeraient bien être mieux soulagés par le harnais quand même.

    Je suis en train de préparer une nouvelle board de windfoil, mais la Tiga HyperX 115 est toujours vaillante et ne rend pas indispensable l’achat d’une board dédiée, même si je ne fais quasi plus que du foil (2 sessions en aileron cette année, pour cause de vent trop fort…)

    Article à venir sur cette windfoil 😉

     

  • Comparatif foil Neilpryde RS:One aluminium et RS:Flight F4 carbone

    Comparatif foil Neilpryde RS:One aluminium et RS:Flight F4 carbone

    Pour faire suite à cet article précédent : Foil NeilPryde Alu : RS:one et Flight:AL

    Je vous propose un comparatif (de salon pour l’instant) entre le foil Neilpryde RS:One aluminium (bleu) que je possède depuis mi-juillet 2017 et mon tout nouveau Neilpryde RS:Flight F4 en carbone celui-là. Au passage petit unboxing du F4 et assemblage plus zoom sur le réglage du stabilisateur.

    Historique foil :

    J’ai fait une bonne 50aine de sessions avec mon foil alu, pas forcément très longues ni très performantes, mais je débute en foil donc ça me consomme pas mal d’énergie. Avec ce foil, qui était mon premier, j’ai très vite volé de façon stable et facile, en fonction du vent et du plan d’eau. J’avais auparavant testé 15 minutes un foil qui ressemblait au Lokefoil et ça m’avait convaincu de sauter le pas.

    Le RS:One est vraiment facile et je l’ai utilisé avec bonheur un bon nombre de fois où je n’aurais même pas réfléchi à sortir en aileron, pas même en 7.8 avec mon gabarit léger.

    Au début je l’ai utilisé timidement en 7m (j’ai aussi navigué en 5.6 avec, très bien, le plan d’eau par contre était très chaud), puis je me suis lâché sur la 7.8 et j’ai fait 50% de mes navs en 7 et 50% en 7.8 à peu près.

    Avec ce combo 7.8 + RS:One (qui porte un peu plus que le Flight:AL rose), je trouvais que j’avais un bon départ au vol et en pompant un peu (7.8 pour mon gabarit c’est pas la voile la plus simple à pomper), de quoi me faire plaisir dans des conditions où sans foil j’aurai fait ping-pong ou beach volley 😉

    Niveau « perfs » si on peut parler de perfs, je volais stable à 12-13nds, restais en l’air à 10nds, et si le vent était un minimum établi (genre 10nds) je volais à 15-18nds de moyenne sans souci. Avec un peu plus de vent, je titillais les 20nds en vitesse moyenne. Quelques noeuds donc sous mes vitesses usuelles en aileron, mais avec nettement moins de vent. En aileron dans le light/pétole quand je suis juste bien dans les straps au planning, je suis aussi à 18-20nds de vitesse de croisière sur mon plan d’eau généralement un minimum remuant même avec peu de vent. Pas un avion de chasse mais pour un débutant en foil j’étais bien content et c’était assez facile, malgré un flotteur qui manque sévèrement de largeur à l’arrière et donc un pied arrière très peu efficace.

    Unboxing/review du Neilpryde RS:Flight F4

    Après cette petite intro/historique sur mon alu, place à l’unboxing de la bête de carbone.

    carton-Neilpryde-Foil-RS-Flight-F4

    Quel beau carton n’est-ce pas ? C’est l’intérieur qui t’intéresse ? Bon bon d’accord !

    carton-ouvert-Neilpryde-Foil-RS-Flight-F4

    C’est beau et bien rangé dis-donc, par contre ça prend de la place… va falloir voir comment optimiser tout ça pour réduire l’encombrement si possible.

    C’est plutôt bien fini même si je trouve à pinailler ici et là, comme sur les rebords de la cuvette du fuselage qui reçoit l’aile avant, ou la finition de l’extrémité du fuselage qui reçoit le stab, mais je pinaille, c’est bien joli tout de même.

    details-Neilpryde-Foil-RS-Flight-F4

    Dans le carton on trouve aussi une aile plus petite pour le vent établi, on verra si je l’utilise un jour ou si ça va trop vite pour moi 🙂

    Allez zou! Montage pour voir la bête en 3D :
    Neilpryde-Foil-RS-Flight-F4 monté

    Montage aisé, déjà y’a pas la jonction mât/fuselage à assembler, du temps gagné de ce côté par rapport à la version alu.

    Aile avant, 3 vis, idem alu, aucun souci. Comme on peut le voir sur la photo un peu avant, il y a 2 petites bosses/ergots pour caler l’aile en plus des 3 vis, pas persuadé de l’indispensabilité de la chose, ça aide un poil lors du montage de l’aile mais on s’en sortirait sans. Un petit confort bonus en gros.

    Pour le stabilisateur, les choses se « compliquent », il y a 4 vis à placer, 2 pour la fixation du stabilisateur dans le fuselage, et 2 pour régler son angle :

    details-stabilisateur-Neilpryde-Foil-RS-Flight-F4

    La petite aile du stabilisateur est intégrée dans la queue du fuselage qui se démonte.

    Les vis de réglages se serrent l’une et l’autre de façon à anguler le stabilisateur, et ensuite on serre les vis de fixation (ça doit bien tenir du coup)

    details-stabilisateur-reglage-Neilpryde-Foil-RS-Flight-F4

    L’angle avec le stab levé ou baissé varie pas mal, à l’oeil je dirais 5-7° d’amplitude, de quoi faire varier pas mal le comportement du foil sur l’eau. Il manquerait un petit vernier côté fuselage et un marqueur/flèche côté stab, pour repérer le 0° et éventuellement noter des angles intermédiaires. Quant aux réglages extrêmes c’est simple il suffit de se mettre en butée vers le haut ou le bas. Mais le vernier permettrait de retrouver un réglage intermédiaire.

    Je trouve ce système de réglage assez bien pensé, bien mieux que les systèmes à base de cales et de rondelles, le défaut est quand même qu’il n’y a pas par défaut de moyen de repérer son réglage en dehors du maxi et du mini. (Mais ça peut s’ajouter sans difficulté)

    Petit réflexion perso :

    Vu que chaque vis de réglage s’engage dans le filetage dans l’extrémité du manchon, les vis de fixations ne me paraissent pas indispensables, une fois que les 2 vis de réglages sont bloquées en place la liaison semble déjà très bonne. À l’usage je verrai si ça se desserre en navigation, mais si ça ne bouge jamais, je boucherai les trous des vis de fixation, ça fera 2 vis en moins (toutes petites) à mettre, et facile 0.02nds de grattés en Vmax :-p

    Comparatif Neilpryde RS:One aluminium et RS:Flight F4 carbone

    Comparaison et mesures de ces 2 foils tant que j’ai encore l’alu sous la main. Y’a pas mal de différences et c’est normal.

    La première qui saute aux yeux (façon de parler), c’est le poids, 3.45kg pour le F4 avec la grande aile contre 4.95kg pour l’alu, malgré un mât plus haut pour le F4. Pas une grande surprise non plus mais plus d’écart que ce à quoi je m’attendais, les foils carbone sont souvent au-dessus de la barre des 4kg. Côté ailes, je m’attendais à un sensation de poids plus légère.

    Aile avant F4 : 945g à comparer aux 1675gr de l’aile avant en G10, un bel écart mais je m’attendais à plus léger pour l’aile carbone.

    Petite aile avant F4 : 726gr

    Du coup au mini le F4 pèsera 3.33kg avec la petite aile.

    Petite photo des 2 côte-à-côte :

    comparo-Neilpryde-Foil-RS-One-Alu-RS-Flight-F4-Carbone vue d'ensemble

    L’autre différence qui saute aux yeux, pour de bon cette fois, en dehors de la couleur :p c’est la taille du mât, 92cm entre le dessous du fuselage et la carène du flotteur sur le F4 contre 82cm pour l’alu.

    Le talon est un « vrai » deep tuttle sur le F4 tandi que sur l’alu il est entre le deep et le tuttle. Meilleure prise dans le boitier d’aileron, tant mieux. D’ailleurs il rentre pile-poil dans le box de ma Tiga.

    Les ailes et stabs, en plus d’être en G10 (et lourdes) sur l’alu, contre du carbone (au moins à l’extérieur) sur le F4 sont aussi de formes très différentes. Le F4 adopte des « ailes » de mouette tandis que l’alu a des ailes « plates ».

    comparo-Neilpryde-Foil-RS-One-Alu-RS-Flight-F4-Carbone-aile-avant

    Côté dimensions, à défaut de parler surface alaire, la grande aile F4 fait 80cm d’envergure projetée et à peu près 83cm en suivant la courbe, contre 72cm pour l’alu (et 68cm pour l’alu rose)

    La petite aile du F4 a une forme encore plus en 3D, et fait 59.2cm d’envergure projetée et 63cm  en suivant la courbe ! Au niveau finition elle est également lisse tandis que la grande aile est plus satinée/rugueuse.

    details-aile-baston-Neilpryde-Foil-RS-Flight-F4

    Le stab est plus petit par contre, avec 38.5cm en envergure projetée contre 42cm sur l’alu (et 41cm sur le rose)

    comparo-Neilpryde-Foil-RS-One-Alu-RS-Flight-F4-Carbone-stabilisateur

    Tous les angles et arrêtes présents (à part les bords de fuite) sont doux et peu agressifs, gage de sécurité, pas de petit winglet pointu ou autre fantaisie du genre, tant mieux.

    Les fuselages sont de longueurs différentes, mesurées du bord d’attaque de l’aile avant au bord de fuite du stabilisateur : 67.5cm pour le F4 et 72cm pour l’alu.

    Ça promet un peu moins de stabilité longitudinale pour le F4, mais plus de « facilité » à suivre le plan d’eau du coup 🙂 c’est pas avec ce foil que je vais me reposer sur l’eau et naviguer les yeux fermés je crois 😉

    Une autre différence, l’emplanture du mât sur le fuselage

    comparo-Neilpryde-Foil-RS-One-Alu-RS-Flight-F4-Carbone-emplanture

    Sur l’alu, l’arrière du mât est à peu près à la moitié de la distance entre le centre de portance (au pif) de chaque aile, sur le F4 le mât est bien 3 à 4 cm plus en arrière. Je pense que ce foil se révélera nettement plus pied avant que l’alu (ce qui me parait intéressant).

    Et j’imagine déjà la petite rallonge que je pourrai faire à l’arrière vu comment le stabilisateur se fixe 😉 pour gagner en stabilité longitudinale si le besoin se fait sentir.

     

    [Edit] après quelques échanges avec des possesseurs de ce foil ou qui l’ont vu chez d’autres, le carton est conservé assez souvent pour le transport, ça prend de la place mais c’est plat et le foil est bien protégé avec la mousse. D’autres optent pour une housse dédiée mais qui permet de garder le foil monté, et qui peut aussi contenir les éléments séparés et démontés :

    Housse foil Neilpryde RS:Flight F4

    La dispo de cette housse est par contre plutôt aléatoire, les quelques shops qui la proposent ne l’ont pas en stock voire ne peuvent pas la commander au fournisseur (pourquoi la proposer dans ce cas ?)

    D’autres utilisent les housses d’autres foils dont le fuselage et le mât ne sont pas séparables, comme les AFS.

    J’ai eu plusieurs retours d’utilisateurs qui ne le démontent pas après chaque session, voire rarement et depuis plus d’un an pas de souci de corrosion au niveau des vis et inserts.

    À suivre le comparatif sur l’eau 🙂

  • Mises à jour du site Cow29

    Mises à jour du site Cow29

    Début d’année oblige, je fais une passe sur le site Cow pour voir s’il n’y a pas des choses à mettre à jour/améliorer. (suite…)

  • Foil NeilPryde Alu : RS:one et Flight:AL

    Foil NeilPryde Alu : RS:one et Flight:AL

    Différence entre les 2 modèles de foil alu NeilPryde:

    Flight AL :
    NeilPryde Flight:AL

    RS:One :
    NeilPryde RS:One Foil

    À part la couleur la différence principale entre les deux c’est l’aile avant :

    Flight AL :
    Mât : 850mm
    Envergure aile avant: 680mm
    Envergure stab : 421mm

    RS:One :
    Mât : 850mm
    Envergure aile avant: 720mm
    Envergure stab : 425mm

    Le stab est un tout petit peu plus large également.

    Pour les 2 un talon Deep-Tuttle en alu, soudé au mât.
    11 vis titane (pas métrique) pour assembler fuselage+mât et aile, stab et dérive sur le fuselage
    Et bonus merci NP des vis au pas US 1/4″ pour le talon deep tuttle, drôle d’idée sur ce coup-là…

    Par contre le filetage dans le talon démarre tout en haut du talon, contrairement à un talon à insert laitons plus classique pour lequel les inserts sont plusieurs centimètres plus bas que le sommet du talon. Et je suppose qu’il n’y a pas de « fond », les taraudages doivent déboucher dans le profilé du mât, donc même avec les vis livrées, ça devrait passer sur pas mal de flotteurs d’épaisseur variable (puits de vis ou vis sur le pont).

    Si vraiment ça coince, je pense qu’il est tout à fait possible percer à 6.8 puis de tarauder en M8 (1/4″ US = 6.35mm) pour utiliser ensuite des vis M8 plus simples à se procurer notamment en inox. [Edit]Ce qui est expliqué plus bas dans l’article.

    Quelques lectures tirées de l’excellent blog de Windsurf Boutique:

    https://www.windsurf.boutique/actus/test-rsx-convertible-rsone-convertible-et-foil-neilpryde-alu.html

    https://www.windsurf.boutique/actus/windfoil-deballage-et-montage-neilpryde-rsflight-al.html

    Réception des foils:

    Les 2 caisses :

    Dedans c’est tout bien rangé dans un gros bloc de mousse avec des logements pour chaque élément.

    Si j’ai le temps et la motiv’ je remplacerai le carton par une boite en CTP mais c’est pas la priorité…

    Le premier truc qui m’a choqué c’est le poids de l’aile avant, c’est une bête ! Les rochers vont se pousser tous seuls pour pas se faire scalper ;D

    Pesée de tout le monde :

    Aile avant : 1674gr !

    Stab : 330gr

    Fuselage (avec la petite dérive qui peut rester montée dans l’emballage) : 900gr

    Mât : 2,1kg (pesé à part ma balance de cuisine s’arrête à 2000gr 😉 )

    Visserie : 86gr

    Poids de la bête montée : 5kg tout rond !

    2 foils sur les 4 récupérés avec les cowboys !

    Le foil assemblé :

    Des photos de détail :

    Dessus aile/fuselage :

    Dessous aile/fuselage :

    Dessus stab/fuselage/dérive :

    Dessous stab/fuselage :

    Emplanture du mât :

    Détail fixation mât/fuselage :

    Avec une vis juste au contact du filet, y’a une bonne longueur en prise 😉

    Au niveau des fixations dans le talon, le trou avant fait 60 de profondeur et l’arrière 40.

    Les vis US fournies font 42mm de long sous la rondelle, donc assez court… Les RS-One ont des puits de vis, va falloir gérer un truc pour que ça passer sur des planches épaisses notamment sans puits de vis.

    Adaptation aux vis M8 :

    Agrandissement des trous au diamètre 7mm :

    Taraudage M8 :

    Dans l’alu c’est facile.

    Visserie de chez Uship (le seul truc ouvert le 15 juillet ^^ ):

    J’ai du rab de rondelles, donc si un cowboy veut faire la même modif, il suffit d’acheter une paire de vis 😉

    Le tout monté :

    Un petit coup de perceuse au foret de 9mm dans les trous du flotteur pour que le corps de la vis passe bien et hop ! De bonnes fixations béton, au pas millimétrique et non US 🙂

    Vivement les premiers vols !

     

    [Edit] Finalement j’ai fait une petite boite pour m’occuper après le goûter ^^

    La mousse fournie par Pryde avec les emplacements pour toutes les pièces :

    Le début de la boite (avec des lames de parquet stratifié que j’avais sous le coude et des tasseaux) :

    En cours :

     

    Et « finie » :

    Je barbouillerai un coup de vitrifricateur sur l’intérieur, les tasseaux et les bouts des lames qui ne sont pas couvertes par le film de décor plastifié.

  • Rack à planches en tube PVC

    Rack à planches en tube PVC

    J’en avais marre de transporter 2 flotteurs à la fois, un accroché au plafond à l’arrière et posé sur une barre fixée à la place des appui-têtes de la banquette passager (habilement fabriquée par Jean, que je remercie encore, elle m’a bien servi!), et une posée sur le plancher du camion.

    Donc j’ai fabriqué un rack pour embarquer tous mes flotteurs, avec une technique vue quelque part, je ne me rappelle pas où. (suite…)

  • Créer facilement la carte calibrée d’un spot pour GPSAR

    Créer facilement la carte calibrée d’un spot pour GPSAR

    Il y a plusieurs méthodes pour créer une carte calibrée pour GPSAR (GPS Action Replay). La méthode traditionnelle consiste à charger une image aérienne du spot (non déformée) et à l’aligner par rapport à une trajectoire passant par des points remarquables bien identifiés. C’est assez facile quand la trace concerne un déplacement terrestre, sur une route par exemple, puisqu’il suffit d’aligner la route avec la trace, de sorte qu’elles se chevauchent.

    Mais pour notre cas, la plupart du temps, les traces sont sur l’eau, où il n’y a pas toujours de repère évident ou en nombre suffisant.

    Je vous propose donc ma méthode maison, très rapide et facile 😉

    Pour créer cette carte calibrée, il vous faudra Google Earth installé sur votre ordi. C’est avec Google Earth qu’on va faire des captures d’écran pour obtenir l’image de fond de la carte.

    Il vous faudra aussi une trace GPS sur le spot qui vous intéresse.

    Lancer Google-Earth

    accueil google-earth

    Aller dans le menu Fichier, cliquer sur Ouvrir

    google-earth-ouvrir

    En bas de la fenêtre, la liste déroulante « Type de fichiers » vous permet de choisir « Gps » qui vous donne accès à la plupart des formats de trace, acceptés par Google Earth, notamment GPX et NMEA. Choisir ensuite le fichier de trace du spot pour lequel vous voulez créer une carte.

    Pour les possesseurs de Navi-GT31, qui sont nombreux, il faut au préalable ouvrir votre trace au format SBN avec GPSAR et dans le menu Fichier, cliquer sur « Sauver Trajectoires & Waypoints (GPX) » pour obtenir un fichier au format GPX, accepté par Google Earth.

    Google Earth charge le fichier et zoome sur la trace :

    google-earth-trace

    La future carte calibrée sera obtenue à partir d’une capture d’écran de cet affichage. Meilleure est la résolution de l’écran, meilleure sera la résolution de la carte obtenue. Pas d’assemblage d’images à réaliser dans cette méthode sans prise de tête.

    Faire une capture de l’écran avec la trace affichée (Touche « Impr » en haut à droite du clavier selon les ordis).

    Enregistrer la capture dans le répertoire de votre choix en lui donnant un nom pertinent, par exemple « nom-du-spot_trace » (penser à ajouter le suffixe « _trace », important pour la suite).  Je ne précise pas l’extension car tous les ordis n’enregistrent pas les captures d’écran au même format.

    Perso, je range mes cartes dans un sous-dossier « maps » dans mon dossier GPSAR.

    Revenir sur Google Earth et aller dans « Affichage » puis cliquer sur « Barre latérale »

    google-earth-barre-laterale

    Dans la barre latérale qui vient de s’afficher, une section « Lieux » s’affiche, à l’intérieur de laquelle vous trouverez « Lieux temporaires », décocher la case « Lieux temporaires » afin de masquer la trace.

    Aller à nouveau dans « Affichage » et décocher « Barre latérale », vous vous retrouvez avec la même vue qu’au départ mais sans votre trace.

    Il ne faut pas zoomer ou déplacer la carte entre les 2 captures d’écran. L’affichage de la barre latérale ne modifie la vue que pendant son affichage, une fois que vous la décochez, vous retrouvez exactement la vue de départ.

    google-earth-no-trace

    Faire une nouvelle capture d’écran sans trace cette fois, et l’enregistrer dans le même dossier que la première capture, avec un nom différent, par exemple : « nom-du-spot ».

    Vous pouvez fermer Google-Earth.

    Ouvrir GPSAR et charger la trace GPS qui vous a servi pour la capture d’écran.

    gpsar-trace

     

    Aller dans le menu « Cartes » et cliquer sur « Créer une nouvelle carte (via JPG) ». Comme l’indique l’intitulé de cette fonction, il faut une image au format JPG ou JPEG, vous devrez peut-être convertir vos captures d’écran avant de pouvoir les utiliser dans GPSAR. Dans mon cas, mes captures sont au format PNG, je les convertis en JPG.

    Choisir la capture réalisée précédemment, sur laquelle la trace est visible, « nom-du-spot_trace.jpg ».

    gpsar-trace-carte

    L’image de la future carte calibrée s’affiche sous la trace, il ne reste plus qu’à l’aligner.

    GPSAR affiche toute une série de boutons de couleur au-dessus de la fenêtre où la trace s’affiche.

    Cliquer d’abord sur le « 1 » dans « Vues » afin de n’avoir que la fenêtre de trace de visible, les autres sont inutiles pour le calibrage et prennent de la place.

    Ensuite, 2 boutons nous intéressent, « Recalibrer carte » et « Déplacer les ancres » :

    calibration

     

    Cliquer d’abord sur « Déplacer les ancres ».

    Deux « ancres » s’affichent sur le fond de carte, à mi-hauteur, à droite et à gauche.

    ancres

    En cliquant à l’intérieur du cercle, cliquer/glisser chaque ancre sur les 2 points extrêmes de la trajectoire, mais attention, la trajectoire qui est dessinée sur le fond de carte, pas la trace GPS chargée dans GPSAR.

    Puis cliquer sur le bouton « Recalibrer carte » et déplacer chaque ancre de façon à faire coïncider la trace dessinée sur le fond de carte avec celle chargée par GPSAR.

    En retouchant l’une et l’autre alternativement, vous devriez arriver à superposer assez proprement les 2. Il faut essayer de faire en sorte que la trace fine, chargée par GPSAR, passe au milieu de la trace épaisse bleue, chargée dans Google Earth.

    Et voilà! La carte est calibrée. Reste à la sauvegarder et à faire une petite manip pour faire disparaître la trace sur le fond.

    Dans le menu « Cartes », cliquer sur « Sauver les cartes ».

    gpsar-sauver-cartes

    Dans mon cas, je sauve ma carte dans mon dossier « maps ». GPSAR crée un fichier de type « .maps », je lui donne le nom du spot, ici « las-cucharas ». Cliquer sur enregistrer.

    Mes fonds de carte et leur fichier de calibrage, sont tous dans mon dossier « maps », et c’est ce dossier que j’ouvre pour charger une carte calibrée.

    La dernière manip consiste à éditer le fichier « nom-du-spot.maps ». Aller dans le répertoire et ouvrir le fichier avec un éditeur de texte.

    edit-maps

    Seule la première ligne du fichier nous intéresse, nous allons remplacer le nom de l’image qui sert de fond à la carte, par sa version sans trace bleue.

    Dans mon exemple, j’ai nommé ma capture (sous Google Earth) avec trace : « las-cucharas_trace.jpg » et la capture sans trace « las-cucharas.jpg », j’enlève simplement le suffixe « _trace » du nom et le tour est joué.

    Voilà, vous savez créer en quelques minutes une carte bien calibrée pour n’importe quel spot où vous aurez été naviguer 🙂 Bien pratique car tous les spots ne sont pas forcément trouvables sur le net, surtout si comme moi vous naviguez un peu partout notamment hors de certains spots très connus.

  • Opération « Sacrilège » Episode 2 – Séjour chez le gourou

    Opération « Sacrilège » Episode 2 – Séjour chez le gourou

    Je suis passé voir notre gourou du shape, Jean, pour lui montrer la bestiole de visu et discuter avec lui de la suite des opérations. Après s’être accordés sur la méthode à utiliser (en fait j’ai juste dit « oui t’as raison c’est ça qu’il faut faire » 😀 ) j’ai repris la bête à la maison pour peaufiner le raccord du nouveau nez (et non né) avec les formes déjà existantes.

    Puis je l’ai rapportée chez Jean.

    Première étape, refermer la bouche de la bête, en remontant la mâchoire inférieure au contact de la supérieure, ce qui permet de gratter un peu en banane et d’affiner le nez recoupé en épaisseur :

    06-recollage-nez

    Et pour tenir la bouche fermée, et éviter que le polystyrène s’arrache, pose d’un bout de fibre de verre stratifié au bout. Ce qui permet de stratifier ensuite tranquillement les rails sans que la bouche se rouvre avec la tension.

    Voilà la strat du nez en cours :

    07-nez-fibre

     

    Et le résultat actuel, nickel :

    08-nez-fini

     

    Il manque plus qu’un coup de bombe de peinture blanche et zou! Super boulot de Jean 😀

    Par contre je profite de l’article pour lancer un appel, je cherche un aileron typé slalom, en boitier Trimbox, de petite taille (28 par exemple). L’aileron que j’ai eu avec le flotteur est abîmé niveau boitier et trop gros aussi pour les voiles que je veux poser dessus : 5.6 et 4.7m².

    Suite et fin du séjour chez Jean, il a continué la stratification et il m’a aussi renfloué une zone molle entre les straps au passage :

    10-zone-molle

     

    Petite proposition de déco au passage, j’aime bien 😀

    11-deco-jean

     

  • Opération « Sacrilège » ou un massacre à la scie sauteuse

    Opération « Sacrilège » ou un massacre à la scie sauteuse

    C’est calé pour cet été, je descends passer 2 semaines à PLN près de Gruissan 🙂

    Par contre ma plus petite planche c’est l’HyperX 85, que faire en cas de gros coup de tram, et pour s’accorder au mieux avec ma nouvelle Aero+ 4.7m² ?

    J’avais une Warp Speed y’a quelques années, que j’ai revendue car besoin de sous et pas beaucoup d’utilité par chez nous (mais je me suis tapé de bonnes sessions avec en baie tout de même…).

    Il me reste une Copello 265 Slalom, 75L, 265cm de long donc, et 52cm de large. Un poil long pour le fourgon, à la limite pour aller nav en baie c’est pas grave, mais pour partir en vacances avec, c’est un peu chiant, le camion faisant au mieux 2m40 derrière les sièges.

    Du coup j’avais le projet de lui couper le nez un de ces 4, que j’avais mis de côté mais la perspective de descendre à PLN cet été et de la prendre comme planche pour 5.6 et 4.7 si y’a de l’air, m’a motivé à lancer l’opération « Sacrilège ».

    J’ai donc commencé par faire quelques mesures. Le rail de pied de mât n’est pas si avancé que ça, il est à peu près pareil que sur l’HyperX 85, à 130 de l’arrière, donc en mettant la plaquette tout à l’arrière, ça devrait bien se passer pour la voile.

    Devant le nez est bien fin, et j’opte pour raccourcir carrément de 30cm, je passerai donc à 2m35, très pratique comme longueur.

    La spatule est à 16cm, en coupant à 30 et sans rien faire de plus, je passe à 11cm, mais y’a moyen de tricher un peu.

    Donc c’est parti pour le tracé, quelques lignes de repère, une housse d’aileron de vague pour une jolie courbe et hop!

    01-trace-decoupe-copello-265-slalom

    Ensuite, je l’attache à la table d’opération, pour pas qu’elle se débate, j’opère sans anesthésie!

    calage-decoupe-copello-265-slalom

    Elle me fixe d’un air inquiet avec son regard cyclopéen sponsorisé par NeilPryde, mais je suis sans pitié avec elle et avant qu’elle aie eu le temps de réaliser, je lui ôte le nez de 2 coups de scie sauteuse bien ajustés!

    nez-coupe-copello-265-slalom

    Voilà c’est fait, plus de retour en arrière possible, elle n’a pas eu le temps de souffrir, il va falloir maintenant lui refaire un petit nez fashion version 21ème siècle, fini le nez à la Cyrano! Mais ça veut dire aussi retour à l’eau et speeeeeed sur l’un des meilleurs spots du monde, elle sait que c’est pour une bonne cause, alors elle retrouve le sourire :

    creusage-nez-copello-265-slalom

    Il me reste à me procurer résine et micro-ballons, afin de lui refermer la bouche, je tartinerai l’intérieur du sourire, et je mettrai du lest au-dessus pour faire remonter le menton au maximum et ainsi récupérer un peu de spatule de façon esthétique.

    Restera après à shaper/poncer les rails afin d’avoir un nez en harmonie avec le reste du flotteur et à poser quelques couches de tissu de verre pour refermer et cicatriser la plaie, un coup de bombe blanche et à l’eau!

    Evidemment je prend remarques et conseils pour gérer au mieux la suite, notamment des pros du shape sur le forum, Jean&Gilles 😉

    Petit zoom sur la coupe, on voit un peu les strates de la construction :

    05-tranche-sandwich-copello

    Le bout de nez est très léger (400gr de découpes) et vraiment costaud, c’est pas mal construit du tout je trouve!