Catégorie : Matos

  • Foil Neilpryde RS:Flight F4, retours après les premières sessions

    Foil Neilpryde RS:Flight F4, retours après les premières sessions

    Depuis mon article du 23 février comparant le foil Neilpryde RS:Flight F4 toutancarbone avec mon foil alu Neilpryde RS:One, j’ai eu l’occasion de mouiller le p’tit nouveau.

    Et aussi de revendre l’alu qui est parti sur Nantes.

    Et de découvrir quelques tests que je n’avais pas lu sur le F4, par exemple celui de Windmag (image archive ici si le lien ne fonctionne plus), si j’avais lu un truc comme ça avant d’acheter, j’aurais passé mon chemin : « Le RS : Flight F4 est un produit pour spécialistes avertis visant la performance avant tout. Novices, lâchez l’affaire, ce modèle est exclusivement destiné aux meilleurs des experts« .

    Première session le 27 février, l’eau est encore bien fraîche mais il fait très beau et doux avant un rafraîchissement prévu de la météo, « pas le choix » je vais savoir si ce foil est si difficile que ça.

    Bon ben la conclusion est sans appel… aucune difficulté à signaler ! Mis à l’eau avec 8-10nds de vent qui est monté gentiment vers les 12nds, une bonne session de reprise alors que la dernière session datait du mois d’août, bah ça s’est très bien passé et je n’ai pas éprouvé de difficulté particulière, au-delà de reprendre après une longue interruption, le foil ne m’a pas mis en difficulté. Les mêmes sensations (ou le souvenir que j’en avais) qu’avec mon RS:One Alu, la musique en moins 😉 par contre je ne me rappelle pas si j’étais en 7 ou en 7.8.

    Depuis j’ai ajouté 6 sessions au compteur, dont une en 7 où j’ai changé l’aile avant pour mettre la petite, le vent était monté au-dessus de 15nds, avec des rafales à plus de 20 par la suite, ça l’a fait aussi avec la petite, par contre c’est plus technique, moins stable et plus rapide, va falloir un peu de temps pour l’apprivoiser celle-là.

    Les 3 dernières sessions j’ai navigué avec une Challenger Sails Liquido 6.2m², une voile sans cambers, très agréable et tout à fait adaptée à mon niveau en foil, très facile de pomper, et de doser la puissance avec cette voile, par rapport à mes Aero avec fourreau large et cambers qui gardent de la puissance même choquées. Côté vent ça oscillait entre 8 et 15nds, je vole sans souci avec 12nds, et pour partir avec moins il faut bien pomper mais c’est intéressant. Je me rapproche rapidement de mes vitesses usuelles avec le foil alu, je pense que je vais vite les améliorer 😉

    La rallonge de stab n’est pas encore indispensable à mon goût, je la ferai pour tester mais la stabilité du foil me parait tout à fait satisfaisante.

    Et j’ai une belle marge de progression avec ce foil.

     

    [Edit du 17 juin 2019]

    J’ai maintenant 27 sessions au guidon de ce super foil et plus ça va moins je ressens la nécessité de rallonger le fuselage pour gagner en stabilité, je suis maintenant super à l’aise dessus et je gère mes appuis sans aucun souci et à la limite le côté joueur en longitudinal est un atout pour réagir aux mouvements du plan d’eau.

    Les perfs (mes perfs) ne sont pas ébouriffantes mais le contrôle est de plus en plus intuitif, en gros je tourne à 20nds en Vmax si les conditions sont bonnes, avec parfois des pointes plus haut quand les conditions sont très bonnes (flat + vent régulier).

    Le combo avec les Challenger Sails Liquido 6.2 et 5.4 est juste super agréable, encore une nav en 5.4 hier dans un vent irrégulier entre 12 et 22nds, ça se pompe super bien et j’ai réussi à voler dans des conditions où personne n’aurait misé un kopeck sur un décollage.

    Faut quand même que je change mes bouts de harnais qui sont trop longs, les gréements sont bien légers mais les bras aimeraient bien être mieux soulagés par le harnais quand même.

    Je suis en train de préparer une nouvelle board de windfoil, mais la Tiga HyperX 115 est toujours vaillante et ne rend pas indispensable l’achat d’une board dédiée, même si je ne fais quasi plus que du foil (2 sessions en aileron cette année, pour cause de vent trop fort…)

    Article à venir sur cette windfoil 😉

     

  • Foil NeilPryde Alu : RS:one et Flight:AL

    Foil NeilPryde Alu : RS:one et Flight:AL

    Différence entre les 2 modèles de foil alu NeilPryde:

    Flight AL :
    NeilPryde Flight:AL

    RS:One :
    NeilPryde RS:One Foil

    À part la couleur la différence principale entre les deux c’est l’aile avant :

    Flight AL :
    Mât : 850mm
    Envergure aile avant: 680mm
    Envergure stab : 421mm

    RS:One :
    Mât : 850mm
    Envergure aile avant: 720mm
    Envergure stab : 425mm

    Le stab est un tout petit peu plus large également.

    Pour les 2 un talon Deep-Tuttle en alu, soudé au mât.
    11 vis titane (pas métrique) pour assembler fuselage+mât et aile, stab et dérive sur le fuselage
    Et bonus merci NP des vis au pas US 1/4″ pour le talon deep tuttle, drôle d’idée sur ce coup-là…

    Par contre le filetage dans le talon démarre tout en haut du talon, contrairement à un talon à insert laitons plus classique pour lequel les inserts sont plusieurs centimètres plus bas que le sommet du talon. Et je suppose qu’il n’y a pas de « fond », les taraudages doivent déboucher dans le profilé du mât, donc même avec les vis livrées, ça devrait passer sur pas mal de flotteurs d’épaisseur variable (puits de vis ou vis sur le pont).

    Si vraiment ça coince, je pense qu’il est tout à fait possible percer à 6.8 puis de tarauder en M8 (1/4″ US = 6.35mm) pour utiliser ensuite des vis M8 plus simples à se procurer notamment en inox. [Edit]Ce qui est expliqué plus bas dans l’article.

    Quelques lectures tirées de l’excellent blog de Windsurf Boutique:

    https://www.windsurf.boutique/actus/test-rsx-convertible-rsone-convertible-et-foil-neilpryde-alu.html

    https://www.windsurf.boutique/actus/windfoil-deballage-et-montage-neilpryde-rsflight-al.html

    Réception des foils:

    Les 2 caisses :

    Dedans c’est tout bien rangé dans un gros bloc de mousse avec des logements pour chaque élément.

    Si j’ai le temps et la motiv’ je remplacerai le carton par une boite en CTP mais c’est pas la priorité…

    Le premier truc qui m’a choqué c’est le poids de l’aile avant, c’est une bête ! Les rochers vont se pousser tous seuls pour pas se faire scalper ;D

    Pesée de tout le monde :

    Aile avant : 1674gr !

    Stab : 330gr

    Fuselage (avec la petite dérive qui peut rester montée dans l’emballage) : 900gr

    Mât : 2,1kg (pesé à part ma balance de cuisine s’arrête à 2000gr 😉 )

    Visserie : 86gr

    Poids de la bête montée : 5kg tout rond !

    2 foils sur les 4 récupérés avec les cowboys !

    Le foil assemblé :

    Des photos de détail :

    Dessus aile/fuselage :

    Dessous aile/fuselage :

    Dessus stab/fuselage/dérive :

    Dessous stab/fuselage :

    Emplanture du mât :

    Détail fixation mât/fuselage :

    Avec une vis juste au contact du filet, y’a une bonne longueur en prise 😉

    Au niveau des fixations dans le talon, le trou avant fait 60 de profondeur et l’arrière 40.

    Les vis US fournies font 42mm de long sous la rondelle, donc assez court… Les RS-One ont des puits de vis, va falloir gérer un truc pour que ça passer sur des planches épaisses notamment sans puits de vis.

    Adaptation aux vis M8 :

    Agrandissement des trous au diamètre 7mm :

    Taraudage M8 :

    Dans l’alu c’est facile.

    Visserie de chez Uship (le seul truc ouvert le 15 juillet ^^ ):

    J’ai du rab de rondelles, donc si un cowboy veut faire la même modif, il suffit d’acheter une paire de vis 😉

    Le tout monté :

    Un petit coup de perceuse au foret de 9mm dans les trous du flotteur pour que le corps de la vis passe bien et hop ! De bonnes fixations béton, au pas millimétrique et non US 🙂

    Vivement les premiers vols !

     

    [Edit] Finalement j’ai fait une petite boite pour m’occuper après le goûter ^^

    La mousse fournie par Pryde avec les emplacements pour toutes les pièces :

    Le début de la boite (avec des lames de parquet stratifié que j’avais sous le coude et des tasseaux) :

    En cours :

     

    Et « finie » :

    Je barbouillerai un coup de vitrifricateur sur l’intérieur, les tasseaux et les bouts des lames qui ne sont pas couvertes par le film de décor plastifié.